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Jul 28, 2017 3:10 PM ET

Sable: Un court-métrage à moto dans le désert

iCrowdNewswire - Jul 28, 2017

Sable

Un court-métrage à moto dans le désert

 

 

Pepe a une maladie du cerveau qui ne lui laisse pas longtemps à vivre. Terrorisé par l’idée de mourir sur son lit d’hôpital, il fuit dans le désert. Mais quelques heures après son départ il enfonce sa voiture contre un poteau. Obligé de faire du stop pour rejoindre son désert, il rencontre Dania, baroudeuse qui adore écouter Iron Maiden et faire le tour du monde sur le dos de sa moto. 

 

J’ai toujours eu envie de réaliser un road-movie en moto, en respectant en quelque sorte les clichés du genre : la plaine désertique, la station d’essence désertée, la rencontre hallucinatoire, la fuite, l’imprévu, le voyage. Dans le cas de “Sable”, l’atmosphère déjantée du film de voyage se lie à une thématique noire qui est le désir de mort du personnage principale. Le héros est un condamné, sa maladie ne laisse pas d’espoir : il va mourir, d’une manière ou d’une autre. Alors,il choisit de se rendre dans le désert pour s’écarter du monde et de se laisser mourir, “comme un éléphant”.

Le rapport à la maladie et le désir de choisir comment mettre fin à sa vie sont des thèmes qui me fascinent. Quoi répondre à quelqu’un qui voit sa vie lui fuir ? Quel rapport peut-on construire avec quelqu’un qui choisit d’abandonner le monde ? En quoi cette maladie lui empêche-t-elle de vivre pleinement le temps qui lui reste ? Comment la maladie change son rapport aux autres ?

“Sable” se veut un film aventureux, insouciant, poétique. Pour ce film on envisage un tournage de deux semaine, dans une atmosphère de vraie experience artistique et de voyage. Comme les personnages, toute l’équipe voyagera à travers les campagnes du nord de l’Espagne, pour donner vie à l’histoire de Pepe.

Avec ce film, je voudrais parler de ce choix radicale d’un condamné à mort de s’approprier sa fin, de la choisir. Je voudrais montrer les états d’esprit d’un homme qui va délibérément vers sa propre fin, ses angoisses, ses regrets, sa peur du temps. Montrer ses fantômes, ses rêves, personnifiés dans le personnage de Dania, voyageuse et motarde, enfant de l’instant présent. À travers le personnage de Dania je veux donner au héros Pepe une contrepartie douce, qui lui fasse vivre une dernière grande expérience. Leur voyage à travers la campagne espagnole doit être un cri libératoire contre l’angoisse de la mort. Leur rencontre fugace sera-t-elle capable de changer le destin de Pepe ?

 

 

J’imagine la première partie du film comme un croisement de style entre EASY RIDER (1969) de Dennis Hopper et STRANGER THAN PARADISE (1984) de Jim Jarmusch. Du premier film je retiens surtout le thème du voyage en quête de liberté à travers un paysage ensoleillé, qui est traduit dans les longs plans de conduite de moto et dans les nuit que les personnages passent autour du feu. Ce film m’a livré un sentiment d’euphorie, de joie de la fuite, que j’ai eu envie de transcrire dans ce film.

Ce qui m’intéresse du deuxième film, c’est le rythme et l’atmosphère décalé du voyage vers le néant. L’ironie que Jarmusch met en scène me semble un bon contrepoint à la lourdeur du destin de Pepe. Ceci ne veut pas dire que le sujet de la maladie sera sous-traité, mais que je ne veux pas donner à l’histoire un ton mélodramatique.

Plus le voyage amène les personnages à se connaître l’un l’autre, plus le surréel apparaît sur la route. Pepe a un cancer au cerveau, la chaleur brouille les sens et les esprits : ce sont des éléments qui me permettent de matérialiser les sentiments des personnages en forme visuelle. Comme dans ZABRISKIE POINT (1970) de Michelangelo Antonioni, l’isolement des personnages permet au réalisateur de faire exploser leur amour, leur colère dans le vide du désert. La deuxième partie du film menera de plus en plus sur le chemin de l’onirisme au fur et à mesure que la fin de Pepe s’approche et que son état se dégrade. De ce film je prends l’insouciance des personnages, leur complicité, la sensualité de leur corps jeté dans la nature, dans un paysage de rêve sous un soleil impitoyable.

L’errance des deux personnages qui se promènent avec la mort dans le désert est l’un des thèmes de GERRY (2002) de Gus Van Sant. Ce film aussi met en scène des discussions intimes des personnages dans la nuit autour du feu dont je m’inspire. Néanmoins, ce que je trouve le plus intéressant dans ce film est comment le réalisateur arrive à utiliser le décor pour signifier les rapports entre les personnages. Cela va être utile pour moi dans la mise en scène de la dernière partie du film.

Vue la nature aventureuse du projet, j’espère pouvoir tout tourner en lumière naturelle et exploiter l’éclairage naturel des décors. Les néons de l’aire d’autoroute doivent servir à augmenter l’atmosphère décalée du film, tout comme le soleil de l’aube va donner une couleur magique à la rencontre entre Pepe et Dania. Le soleil violent du midi servira à faire ressentir le désarroi de Pepe au moment de l’accident de voiture, mais aussi sa fatigue née de la maladie.

Un bon exemple qui ressemble à mon idée visuelle du film est THE GREASY HAND PREACHERS (2014), un documentaire réalisé par Clément Beauvais et Arthur de Kersauson sur la passion d’un groupe des gens pour la mécanique et la moto. Ce film est tourné en 35mm et l’atmosphère visuelle du film correspond à mes envies.

 

La bande sonore du film prendra inspiration du rock psychédélique et alternatif qui chevauche la période entre les années 60 et les années 80. Nous travaillerons avec Clement Ghirardi, Matteo Iarlori et Pierre Fau pour créer une atmosphère onirique, à la fois orientale et fantastique. À d’autres moments, la musique se limitera à quelques arpèges de guitare, accompagnés d’une ou deux voix légères, pour créer une atmosphère mélancolique et douce. Pour nous la création d’une bande sonore est une étape fondamentale dans la caracterisation de ce film.

References: Velvet Underground, The Doors, Sonic Youth, Earth (Album Hex), Jose Gonzalez.

Je vous ai déjà dit que dans ce film il y avait des éléphants ? Vous saviez que les éléphants sont parmi les animaux le plus similaires à l’homme ? Des études montrent que l’éléphant aime les fruits fermentés à un degré d’alcool de 7 °. Lorsque l’éléphant est saoul, il perd de sa sociabilité (alors que sobre il est très sociable). Lorsqu’il est ivre, il reste à l’écart du troupeau. Un chercheur américain défendait l’idée que les animaux s’enivraient ou se droguaient, volontairement, pour oublier les tourments de leur existence. Ce n’est pas incroyable ?

Pepe se prend pour un éléphant. Il aime les éléphants parce que ces animaux savent quand leur fin est proche et ils vont lui faire face seul, à l’écart de leur famille.


Vous n’avez pas envie de voir comment ça va finir cette histoire?

 

 What are the funds for?

L’argent collecté nous permettra de financer les frais de logement de l’équipe, l’achat de la belle moto de Dania et des accessoires nécessaires au tournage, et plein d’autres belles choses. On peut compter sur une base de financement, mais “Sable” est un projet ambitieux et on a besoin de votre aide pour lui donner vie ! Avec votre aide on pourra matérialiser l’histoire de Pepe au mieux et peindre sur l’écran ses peurs, ses désirs, ses émotions et ses angoisses. 

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 About the project owner

Antonio Messana (Réalisateur)

Antonio est sicilien. Origine qu’il se plait à revendiquer. Après des études de philosophie il intègre le département réalisation de la Fémis. C’est là qu’il a rencontré Antoine, Till et Clément où ils collaborent une première fois sur leur documentaire de 2ème année.

Le teaser de son précédent court-métrage : https://vimeo.com/222231812

Antoine Garnier (Producteur)

Après diverses expériences dans de multiples domaines, Antoine intègre le département production de la Fémis. Toujours prêt à partir à l’aventure avec Antonio, “Sable” est son travail de fin d’études.

Till Leprêtre (Chef-opérateur)

Un DMA d’anmiation en poche, Till intègre le département image de la Fémis. Till aime les indiens, les flares, les réflecteurs et les objectifs anamorphiques.

Clément Ghirardi (Ingénieur du son)

Fidèle compagnon de route d’Antonio avec qui il partage un appartement et les goûts musicaux. Ils sont tous deux inséparabales depuis maintenant 3 ans et ils composent ensemble la musique de leurs films.

Contact Information:

antoinegarnier

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