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May 29, 2016 4:18 EST

UNE LIBRAIRIE DE PLUS EN MOINS ? Non! Trouvons les moyens de faire garder son cap à “La Librairie” (Clermont-Ferrand) malgré les vents contraires !

iCrowdNewswire - May 29, 2016

UNE LIBRAIRIE DE PLUS EN MOINS ?

 

Non! Trouvons les moyens de faire garder son cap à “La Librairie” (Clermont-Ferrand) malgré les vents contraires !

 

 

UNE LIBRAIRIE DE PLUS EN MOINS ?

Non ! Trouvons les moyens de faire garder son cap

à « La Librairie » (Clermont-Ferrand) malgré les vents contraires !

Le 10 janvier 2016, la librairie soufflait ses 7 bougies. Nous n’étions plus rue Pascal où la librairie ouvrit sa porte pour la première fois, mais rue des Gras, dans cette belle rue piétonne qui monte face à la cathédrale, au cœur du centre historique de Clermont-Ferrand.

MAIS POUR COMBIEN DE TEMPS ?

Depuis quelques mois, la librairie est en grande difficulté. Si certains d’entre vous ont pu nous entendre répondre, dans la foulée d’un « Alors, comment va la librairie en ce moment ? », « Ben, pas très fort », il est vrai que, jusqu’alors, nous avions décidé par pudeur de ne pas vous en dire plus.

AUJOURD’HUI, L’URGENCE EST LÀ

PETIT COUP D’ŒIL EN ARRIÈRE

POUR COMPRENDRE COMMENT ON EN EST ARRIVÉ LÀ

 

« Vous êtes gonflée, vous ! » : ce furent les premiers mots que me lança Jean Rome, libraire depuis 30 ans à Clermont-Ferrand, et que je rencontrais au printemps 2008, dans sa célèbre petite boutique de la rue des Gras pour lui présenter mon projet – ce sera notre unique rencontre, Jean Rome s’éteindra à l’automne 2008.

Oui, sans doute en fallait-il du culot pour débarquer de Paris dans une ville inconnue et y ouvrir ex nihilo une librairie généraliste indépendante après avoir passé 15 ans dans l’édition d’ouvrages universitaires.

Le pari était relevé, nous n’étions pas dans la patrie de Blaise Pascal pour rien.

Le 10 janvier 2009, la librairie ouvrait donc ses portes au 14 de la rue Pascal, à Clermont-Ferrand. Nous n’avions pas la moindre idée du nombre de personnes qui viendraient ce jour-là découvrir ce nouveau lieu dédié au livre. Nous espérions 50 personnes, vous avez été plus de 200 à investir la librairie. Nora Krief, qui jouait ces jours-là à la Comédie-Scène Nationale, avait accepté d’être la « marraine » de la librairie, s’était installée sur les marches de l’escalier menant à la mezzanine, accompagnée de deux musiciens, et avait lu des poèmes de Louise Labbé.

Ce 10 janvier 2009, nous n’avions toujours pas de rampe à l’escalier de cette fameuse mezzanine, ni de porte à l’entrée de la boutique, le stock de livres n’était pas entièrement réceptionné, la caisse n’avait jamais été testée et le papier cadeau demeurait introuvable.

Tout cela était, en vérité, un peu fou – mais un petit grain de folie n’est-il pas toujours nécessaire à chaque aventure humaine ?

Dans cette aventure, à ses tout premiers battements d’ailes, m’ont suivie une dizaine de personnes, animées sans doute par ce même petit grain de folie : la famille, les amis. Le projet s’est construit grâce à eux. L’A.D.E.L.C. www.adelc.fr est venue en renfort et, avec elle, le C.N.L.www.centrenationaldulivre.fr et la D.R.A.C. Auvergnewww.culturecommunication.gouv.fr/Regions/Drac-Auvergne-Rhone-Alpes

Sans tous ces partenaires, rien n’aurait pu être fait.

L’espoir, l’énergie, la joie étaient là – les cartons aussi ! Mais, il y a toujours des mais dans une histoire, si très rapidement s’est constitué un noyau dur de clients, il ne suffisait malheureusement pas à faire vivre la librairie.

Il a donc fallu déménager vers une artère plus passante, quitter cette magnifique boutique et la très belle rue Pascal (qui a vu un à un ses commerces fermer) : le chiffre d’affaires n’augmentait pas, le stock ne tournait donc pas assez et les traites fournisseurs tombaient chaque mois, jusqu’à ce jour d’août 2012 où elles n’ont plus pu être honorées par la banque.

La survie était donc gravement menacée. Ce déménagement a dû se faire dans l’urgence – et c’est une erreur que nous payons chère aujourd’hui.

La migration de la librairie s’est faite rue des Gras, la rue piétonne qui monte à la cathédrale de Clermont-Ferrand, à quelques numéros de l’ancienne librairie tenue par Jean Rome…

Vous vous êtes mobilisés avec enthousiasme pour aider à ce déménagement, et tout ça en une semaine, une semaine de folie : qui repeint, qui scie, qui perce, qui porte des cartons, qui range les livres, qui fait à manger !

Une nouvelle aventure commençait : une association de soutien à la librairie, créée par les clients, naissait de cet enthousiasme : « La Librairie, une aventure ! ».

Ce nouveau local trouvé dans l’urgence a le mérite d’être mille fois mieux placé que le précédent, mais il a ses limites aussi : des marches à l’entrée et à l’intérieur, une entrée qui n’est pas directement en prise sur la rue des Gras, un espace tarabiscoté et des vitrines à l’ancienne (coffrage extérieur masquant l’intérieur de la boutique).

Il nous coûte cher, nous continuons à rembourser le droit au bail et divers emprunts, privé et bancaire, nécessaires à ce déménagement. Pendant deux ans, je tiens seule la librairie et cela a aussi ses limites.

En févier 2014, l’arrivée de Margot, ancienne-jeune libraire à Toulouse (libraire pendant 7 ans à Ombres Blanches) change la donne : avec sa belle énergie et son accent toulousain, l’horizon s’ouvre. Margot devient associée de la librairie en entrant au capital de la S.A.R..L. ; une cliente nous rejoint aussi : nouvelle respiration.

Nous sommes en 2014, la librairie peut pour la première année de son existence, être ouverte tout au long de l’année ; les clients sont là, l’organisation de rencontres et d’animations dans la librairie se multiplie; la librairie peut aussi être présente sur des actions hors ses murs (au salon du livre de Royat-Chamalières, aux Rendez-vous du Carnet de Voyage, entre autres) et l’espoir de passer Margot à temps plein est grand.

visite du Président du C.N.L., Vincent Monadé, en compagnie du Conseiller Livre (D.R.A.C.) Nicolas Douez

Yann Queffélec (Salon du livre de Royat-Chamalières) 

 

La tuile nous tombe sur la tête en janvier 2015 : en arrivant un matin à la librairie, je découvre le montage en cours d’un échafaudage courant sur tout l’immeuble. Les travaux de ravalement, annoncés il y a un an, dont la date ne nous a jamais été indiquée, commençaient donc.

Et avec eux, l’enfer : outre les joyeusetés d’un tel chantier (débris manquant tomber sur la tête des clients), la librairie a quasiment disparu de la rue des Gras, enveloppée telle une installation de Christo, hop ! Plus de librairie ; la librairie invisible, vous en rêviez ? La voici.

Le coup de frein au développement de la librairie était là, bien là. Naïves sans doute car portées par notre projet, nous pensions que, dès que l’échafaudage serait retiré, d’un coup de baguette magique, les clients allaient revenir : ce ravalement a duré 4 mois ; les clients sont revenus très, très progressivement au bout de… 8.

Entre-temps, évidemment, la trésorerie s’est dégradée, élémentaire mon cher Watson. Et quand la trésorerie se dégrade, en librairie, tout va ensuite très, très vite.

Aujourd’hui, le développement de la librairie est stoppé net.

Vous nous l’avez souvent entendu dire mais il n’est pas inutile de le rappeler : la librairie est le commerce de détail qui bénéficie des plus petites marges bénéficiaires nettes. D’aucuns pensent que les libraires s’en mettent plein les poches (si si, je vous assure, on l’a déjà entendu cette bonne blague) : même si nous ne faisons pas ce métier pour nous enrichir, nous espérons pouvoir nous assurer un minimum vital, le SMIC, tout en remboursant les emprunts en cours et payer les fournisseurs sans sueurs froides.

Or, le chiffre d’affaires a subi une chute phénoménale depuis ces fichus travaux.

« Pourquoi continuer alors ?, diront certains, autant baisser le rideau rapidement. »

Non. Parce qu’une lumière, mince certes, una lucina dirait Antonio Moresco, se manifeste dans ce brouillard : une augmentation régulière de la fréquentation depuis décembre 2015. C’est mince en effet me direz-vous, mais c’est cependant bien là.

Et pourquoi le chiffre d’affaires ne suit-il pas le même chemin ? On ne peut pas nier que la crise économique fait ici son travail de sape et que la conjoncture, nationale et mondiale, n’est guère favorable à ce genre de projet culturel…

Cependant, oui, on s’accroche à cette lumière (il paraît que je suis têtue comme une mule dixit ma marraine bien aimée) mais le temps est plus rapide que nous et ne nous en laissera pas si une action extrêmement rapide n’est pas enclenchée.

le cap est difficile à passer

c’est pourquoi nous faisons appel à vous

(et ravalons notre fierté pour vous donner à lire ces lignes)

n’aimeriez-vous pas, comme nous,

que ce cap soit celui de la Bonne Espérance de la librairie ?

 

 

What are the funds for?

À donner à la librairie une nouvelle respiration pour la sortir de la précarité :

  • assurer au minimum une rémunération SMIC en temps plein pour les 2 libraires

ce qui permettra de :

  • continuer l’organisation de rencontres avec des auteurs,
  • maintenir un fonds vivant,
  • améliorer la visibilité de la librairie en développant les partenariats hors ses murs et en réalisant des travaux de réfection de vitrine,
  • travailler plus sereinement, donc mieux vous accueillir.

Les idées ne manquent pas, vous pouvez nous faire confiance! elles déborderaient même!

 

PREMIER PALIER

30 000 € = la librairie sort fragilement la tête de l’eau mais peut

  • rester ouverte tout l’été en assurant le remplacement de Margot, qui est en congé maternité depuis début mai
  • continuer à prendre des commandes auprès des fournisseurs, faire face à leurs traites (et si possible aux rémunérations dues à la gérante depuis 4 mois)
  • passer le cap d’août, c’est aussi terminer un des lourds emprunts (1 120 €/mois) ; un autre emprunt lié à l’achat du droit au bail viendra à échéance en novembre 2016 (375 €)

 

DEUXIEME PALIER

45 000 € = la librairie sort la tête de l’eau, le cap apparaît moins difficile à franchir :

  • Margot peut passer à temps complet
  • les vitrines extérieures de la rue des Gras refaites, repensées, voire transformées totalement pour que l’intérieur de la librairie soit visible depuis la rue des Gras

 

TROISIEME PALIER

60 000 € = le cap est franchi, la librairie sort de l’eau complètement et, chiche !, on la rebaptise !

 

le principe d’un financement Ulule, c’est TOUT OU RIEN

si le premier palier des 30 000 € n’est pas atteint,

nous ne touchons rien

et vous êtes intégralement remboursé de votre participation

si les paliers sont dépassés, on crie MERCI ! et HOURRA !

 

Nous avons bien conscience que ce que nous demandons est ÉNORME, que cela nécessite une mobilisation de chacun/chacune tout aussi ÉNORME.

Mais, nous ne sommes pas ici pour masquer les difficultés. C’est notre dernière cartouche que nous tirons, l’honnêteté doit donc primer.

Quel que soit leur montant, tous vos dons sont la preuve de l’immense intérêt que vous accordez à notre projet.

Le dessinateur André JUILLARD soutient ce projet : il offre à la librairie une création originale sur le thème du livre et de la lecture qui, déclinée sous divers formats et divers tirages numérotés et signés (en couleurs ou non), sera offerte en “contrepartie” à vous tous qui soutiendrez ce projet de financement participatif.

NOUS, ON Y CROIT,

on a encore envie de se battre,

MAIS ON N’Y ARRIVERA PAS SANS VOUS

 

About the project owner

la dream team des libraires :

Dominique MINARD

Margot ENGELBACH

 

https://lalibrairiedeclermont.wordpress.com/

http://www.facebook.com/lalibrairieclermont

 

Obtenu en 2012, le label LIR a été renouvelé à la librairie en 2015

Délivré par le ministère de la Culture et de la Communication pour une durée de 3 ans, ce label permet de valoriser le travail qualitatif des librairies indépendantes en matière d’animation culturelle des territoires, de même que leur engagement en faveur de la diffusion du livre. Ce label ouvre la possibilité de bénéficier d’une exonération fiscale de la part des collectivités locales qui choisissent ainsi de s’associer à cette démarche de soutien à des commerces de proximité identifiés par la richesse de leur assortiment, la disponibilité de leur personnel, leur programme d’animation et leur implication dans la vie culturelle locale.

 

Contact Information:

lalibraire

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